Site Lavigerie des Missionnaires d'Afrique (Soeurs Blanches et Pères Blancs belges)

LA MAURITANIE

 

Cliquez pour agrandir la carte La route de Rosso au sud de Nouakchott La République Islamique de Mauritanie se trouve en Afrique de l’Ouest, limitée au Sud par le fleuve Sénégal et le Mali, à l’Ouest par l’Océan Atlantique et le Sahara Occidental, au Nord par le territoire du Sud-Algérien et à l’Est par le Mali. C’est un pays aride, 85 % de sa superficie est désertique, au climat très chaud et sec, sauf dans la zone sahélienne du sud, qui est plus humide. L’agriculture n’est possible que dans la partie sud du pays et dans les oasis.

La Mauritanie compte actuellement environ 3.000.000 d'habitants.

-    70 % de cette population sont des Maures, parmi lesquels on distingue les Maures blancs (beydanes) descendants des Berbères et Arabes venus du nord, et des Maures noirs (haratines) descendants des anciens esclaves.
Mosquée de Nouakchott, offerte par la Lybie. ®encyclop.of the Orient
-    30 % de cette population est d’origine négro-africaine appartenant à des peuples originaires de la région frontalière avec le Sénégal ou le Mali.

La population mauritanienne est entièrement musulmane, l’Islam est religion d’État.

La capitale, Nouakchott, compte environ 800.000 habitants.

La langue nationale est le hassaniya (l’arabe parlé de Mauritanie).

La Mauritanie est devenue indépendante en 1960.



L'Eglise Catholique en Mauritanie


L’Église Catholique est présente dans le pays depuis la "pacification" par la France qui dura jusqu’aux années 1930. Cette présence se limitait à des aumôneries militaires. Le premier missionnaire catholique est arrivé en 1958. Le Diocèse de Nouakchott a été érigé le 18 décembre 1965. Les catholiques sont environ 4000, mais tous étrangers, venant de l’Europe, du Liban, des Amériques ou des pays africains avoisinants. La plus grande communauté est formée par des manjacs, originaires de Guinée-Bissau.

Le Diocèse ne compte que 6 paroisses :

1. Nouakchott : paroisse cathédrale avec environ 3000 fidèles. La pratique religieuse n’est pas très forte, l’église avec ses 300 places suffit largement pour les vendredis (journée officielle de repos) et les dimanches.

Cathédrale de Nouakchott, en forme de tente.®opyright. Les grandes fêtes par contre sont célébrées dans le jardin de la paroisse. Il y a des groupes de catéchèse pour les enfants, un mouvement de jeunesse, environ 80 jeunes en font partie, et des groupes de catéchèse pour adultes, des sénégalais ou des manjacs qui désirent devenir chrétiens. Le Jardin d’Enfants est ouvert pour des petits enfants venant de tous les milieux même non-chrétiens. On a des contacts avec des jeunes par des bibliothèques pour étudiants.

2. Nouadhibou :
port minéralier et port de pêche. La paroisse compte environ 500 chrétiens. Ce nombre était beaucoup plus élevé quand la société minière, qui exploite les mines de minerai de fer de Zouérate, employait des expatriés. Comme œuvres de la paroisse il y a un Jardin d’Enfants et aussi deux bibliothèques. La paroisse a une succursale à Cansado, la cité minière, où il y a une très jolie chapelle, mais plus de catholiques.

Rosso: le bac sur le fleuve Sénégal.©copyright 3. Rosso : au sud du pays sur le fleuve Sénégal, où il y a un bac pour traverser le fleuve. La paroisse compte une vingtaine de chrétiens. Comme projet de développement la paroisse gère l’École de l’Espérance, un centre de formation pour jeunes agriculteurs.

4. Zouérate : le centre de l’exploitation minière, lié à Nouadhibou par chemin de fer (les trains qui transportent le minerai de fer sont les plus longs du monde) Il n’y reste que quelques familles chrétiennes car presque tout le personnel expatrié a été remplacé par des Mauritaniens. Le curé, qui est médecin, s’occupe d’un dispensaire de la ville. Il y a aussi une bibliothèque qui permet de rencontrer des élèves du secondaire qui y viennent pour étudier.

5. Atar : ancienne base militaire française. Il y a une communauté de religieuses de Saint Vincent de Paul et quelques chrétiens, mais depuis 2001 il n’y a plus de prêtre en permanence.

6. Kaédi : dans le sud. Depuis des années il n’y a plus de prêtre pour cette paroisse. Une communauté de religieuses à Tufundé-Civé, qui se trouve à 70 km de Kaédi, est visitée de temps en temps par un prêtre venant de Nouakchott, mais elles peuvent facilement traverser le fleuve pour aller à la paroisse de Matam au Sénégal.

Un sérieux problème ce sont les distances énormes entre les paroisses. La paroisse le plus proche de Nouakchott est Rosso à 210 km ; Atar est à 470 km, Zouérate est encore 300 km plus loin. Nouadhibou est à 420 km, mais on ne peut y aller qu’en avion : par la route c’est un voyage dangereux à travers des dunes de sable. Une route goudronnée est en voie de construction en 2004.

mgr Martin Happe m.afr.© copyright
Les Agents Pastoraux

Monseigneur Martin Happe
(Missionnaire d’Afrique), l’évêque de Nouakchott, ne peut compter que sur 10 prêtres , dont 4 Pères Blancs (Missionnaires d'Afrique), et 4 Pères Spiritains.
A Nouakchott : 3 prêtres pour la paroisse, le vicaire général (un prêtre séculier français, dans le pays depuis 1958), l’économe diocésain, un moine Bénédictin (qui vit dans un ermitage au bord de la ville)
A Nouadhibou, 2 prêtres. A Rosso, 1 prêtre. A Zouérate, 1 prêtre.

Heureusement le Diocèse compte 34 religieuses pour 9 communautés, dont 5 à Nouakchott même. Elles font un travail magnifique et peuvent avoir des contacts avec beaucoup de personnes, surtout avec les femmes musulmanes. En dehors de la catéchèse pour les enfants chrétiens, elles s’occupent de deux jardins d’enfants, elles travaillent dans la santé publique, pour la promotion féminine, dans des centres de récupération et d’éducation nutritionnelle pour des petits enfants sous-alimentés, dans des projets de développement intégré de la Caritas Mauritanienne.

Le personnel du Diocèse est très international : sur les 55 personnes on compte 21 nationalités, allant du Chili à Madagascar, du Canada aux Indes.

école maternelle de la mission catholique de Nouakchott. 4ième année L’Église Catholique en Mauritanie est très limitée dans ses activités pastorales. Elle peut s’occuper des étrangers chrétiens, mais pour le reste, il faut accepter qu’elle soit seulement tolérée. Tout prosélytisme religieux est interdit, ce que nous respectons. Des conversions de musulmans ne sont même pas envisagées. L’activité de l’Église vis-à-vis des Mauritaniens doit donc se limiter à des œuvres caritatives et des projets de développement. Etre là comme témoins de la charité, par sa simple présence, est déjà un grand atout pour le Royaume de Dieu en Mauritanie.

C’est donc un apostolat de la présence: montrer l’amour de Jésus-Christ pour tous les hommes et femmes sans distinction de race, de culture ou de religion.

H.Remhs m.afr.

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